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très petites nouvelles érotiques
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Le visage barbouillé de peinture, ce qui lui donnait un charme implacable, elle s’approcha si près de lui qu’elle pouvait percevoir le dentifrice qui parfumait agréablement son haleine, elle pouvait aussi constater qu’il s’était tendu sous l’effet d’une envie ardente que juste elle et ses lippes étaient en mesure d’apaiser. Tel un violoncelliste faisant vibrer les cordes de son instrument au moyen d’un archet, elle, c’était avec ses commissures sardanapalesques qu’elle le fit vrombir. Et, comme un gourmet qui sait apprécier le bon vin, savourant lentement, elle le goûta posément jusqu’à ce que geyser se meure. ** Nous sortons tout juste d’une guinguette à la bonne franquette quand il me saisit le poignet et m’attire derrière une pesante porte du parking. Avant que j’aie le temps de réaliser quoi que ce soit, ma jupe est remontée, mes fesses déchaussées et bien calées contre la porte en chêne. Déjà, je suis avide de l’avoir en moi et le supplie de me darder de son « vaillant ». Mais il n’en fait rien. Il préfère glisser ses doigts sous le col de ma chemise et entreprendre le bout de mes seins avec délicatesse. - Tu es belle, le sais-tu ? Je suis sur le point de répondre que j’avais rarement eu cette impression jusqu’à ce soir quand il prend possession de mon bec et c’est avec une telle véhémence que je n’arrive presque plus à avaler de l’air, que j’en perds quasi conscience. - Mon exquise… mâchonne-t-il entre deux éternels et guillerets baisers. Ses grands doigts délicats immiscés sous la broderie de mon soutien-gorge font de ma poitrine un chaufour. Je goûte presque l’extase quand le bout d’un de ses index côtoie mon mamelon bien dressé. - Oh mon amour, murmure-t-il, oh mon amour… À force de m’entendre le désirer, un renflement dans son jean se fait fort deviner. Rares sont les fois où il s’est montré autant téméraire, voire d’une intensité presque terrifiante. À dire vrai, jamais de notre vie commune il n’a éprouvé un désir aussi enthousiaste qu’en cet instant. Jadis, il m’a fait l’amour. Mais il ne m’a jamais fait vivre pareille sensation.
J’ai les yeux grands ouverts. Je lui tiens la tête à deux mains, quelques doigts disparus dans ses boucles dorées. Et maintenant que j’ai repris mon souffle, j’en veux plus de ses lèvres humides, de sa langue zélée. Je les veux encore, mais plus que tout, je le veux, lui. Mais il ne veut pas me donner tout de suite son «majestueux». Il aime me voir trembler d’envie de la tête aux pieds. Il est heureux de m’entendre échapper un cri lancéolé lorsqu’il glisse une main à mon entrejambe. Il est émoustillé de prêter l’oreille à mes expirations de plus en plus rapprochées lorsqu’il entreprend d’explorer l’aven d’amour, lorsque je me cramponne à ses hanches et qu’à mon tour je le «vorace» de baisers fougueux. Son désir va croissant aussi quand je lui marmotte d’une voix trémolo que je l’aime. Et plus il me touche, plus je sens que son «lion» veut de se rugir entre mes reins. Mais il se ressaisit, prend mes mamelons à chacun leur tour dans sa bouche. - Oh ! S’il-te-plaît… Je rampe une de ses mains sur mon ventre avant de le tâter là où le désir s’exprime dur et fier. Je tire sur le bouton-pression de son blue-jean, puis descends la fermeture éclair et le pantalon par la suite. Il prend le relais, ôtant son slip et s’emparant de moi avec la fougue d’un homme qui a trop longtemps regimbé. Il m’allonge sur le sol de béton du parking, prend sa place entre mes cuisses et me pénètre enfin. Et moi, je ne suis pas en reste. Je ligote mes membres autour de lui, et toujours sans me préoccuper qu’on puisse nous apercevoir, en prenant mon temps en savourant toutes les subtiles inflexions de son fer dans mon fourreau, je m’agite pour venir à sa rencontre. Je le laisse me fourrager avec autant de robustesse qu’il veut. Après tout, à chaque poussée, c’est son amour pour moi qui s’amplifie. Puis quand son penchant pour moi est amplement accru et qu’il ne peut plus ouïr mes petits sons félins à cause d’un énième orgasme, il me plaque à nouveau sa bouche contre le mienne, mais cette fois-ci c’est pour taire ses propres braillements, me pilonne encore plus fiévreusement son «gourdin» et juste avant de m’arroser, d’une main tremblante il fouille dans la poche de son manteau et endimanche d’un caillou scintillant mon annulaire gauche.
J’aurais voulu rester là et me blottir contre son torse, mais soudain le béton est devenu frisquet et ma phobie d’être vue à poil dans un lieu où il pouvait y avoir des spectateurs m’est toute revenue. Pendant qu’on se rhabille, le silence reste complet, en dehors de nos souffles encore fatigués. Mais dès qu’on est assis dans la voiture, il me dit : - Mon Dieu ! Je suis désolé de te demander ta main comme ça. Mais t’es si belle ce soir et j’ai eu envie de toi comme je n’ai jamais eu envie auparavant… C’est sa façon de me dire qu’il m’aime ça?
- Moi aussi je t’aime. ** Ses doigts se pullulent à l’infini entre ses pilons pendant qu’elle le cintre, lui déployant sa féminitude à sa langue émérite. En a le souffle court, lui époumonant son agrément qui redouble le sien. À son tour maintenant de lui faire respirer ce même plaisir qu’il vient de lui prodiguer. À son tour de savourer l’exaltation d’un bec vorace, d’être la mainmise; de filer au pays des merveilles. Fait coulisser sa verge toute hérissée dans sa bouche, varie les lancées de sa langue, jumelant les tournoiements à ses spasmes, s'endiguant un instant dans le but qu’il n’aboutisse pas trop hâtivement, poussant le cran jusqu’ à le boire quand il n’en peut plus de ne pas jaillir. Il en maugrée de jouissance. Et elle pareillement. ** Je me pensais incapable de susciter un tel tohu-bohu, mais la scène tumultueuse qui est en train de se dérouler à l’instant est aussi mon délit. Je suis là, la bouche contre la sienne, sachant très bien que sa conjointe est quelque part dans la salle, le laissant malgré tout me traîner dans un recoin sombre à la dérobée de tous, peut-être même en l’incitant de m’écraser contre ce mur rugueux en ne tentant pas de me dégager. Il dit qu’il m’aime. Moi, je l’aime comme un ami. Néanmoins, je sens mon coeur haletant, mon corps être ardent, le sien se renfler, sa poitrine donner la bastonnade, nos lèvres s’accoupler. Nous sommes de grands amis, ça je le savais déjà. Par contre, je ne savais pas que notre amitié s’était amplifiée. D’ailleurs, est-ce qu’elle s’est véritablement accrue ou est-ce que ceci n’est-il pas en réalité une désinvolture de deux âmes en chair? Une main me caresse les cheveux, l’autre s’introduit couci-couça sous mon pull. Moi, les bras demeurent immobilisés le long de mon corps. Pas que je n’ai pas envie de les conduire sur lui, bien au contraire, c’est simplement parce que je me fais croire qu’en les gardant à distance je ne peux pas être responsable de ce qui se passe en ce moment, et, surtout, qu’il va se rendre compte que j’ai la conscience hagarde, parce que je l’estime mon ami, mais avant tout parce qu’il n’est pas célibataire et que je tiens pour sympa sa concubine. Le stratagème ne fait pas du tout sa fonction attendu que sa patte gauche prospecte de plus en plus de zones sous mon tricot écarlate, en conséquence, il va falloir que je reprenne le dessus, et, avec un peu de détermination, que je me défasse de son emprise et que je rejoigne les gens avec lesquels j’étais venue ici. Une dernière embrassade et je vais prendre congé, me mettre à l’abri de cet effet foudroyant qu’il a sur moi, vu que si ce n’est pas moi qui étouffe ce feu arrivé de nulle part, personne d’autre va le faire cesser. Je me suis dépêtrée de cette situation qui commençait à être incommode. De quelle façon j’y suis parvenue, je ne sais pas, je sais simplement que j’ai fini par réintégrer la troupe et que je n’ai aucune misère à dissimuler cet épisode à la belle de l’homme que j’ai embrassé langoureusement il y a à peine quelques minutes. Je suis bord à bord de cet ami et de sa blonde, pas du tout mal à l’aise, en train de jacasser de la pluie puis du beau temps avec elle, lui, avec bon nombre d’autres. Je suis parmi eux éprouvant à chaque instant le regard de mon ami tenter d’attraper le mien, prenant la mesure de son envie de me voir rubéfier, mais tout particulièrement, en conservant mon sang-froid. Deux heures défilent, la soirée est sur le bord de s’achever. Au moment où je vais au vestiaire prendre mon pardessus, il est là lui aussi, se braquant derrière moi, me susurrant à l’oreille qu’il est navré de rien. Sans bouger d’un pouce, il attend que je me retourne. Moi, épouvantée de me récupérer vis-à-vis lui parce que je ne sais pas du tout ce qu’il va faire, je ne me retourne que très lentement, souhaitant énergiquement qu’il ne va pas m’émotionner une fois de plus en m’étreignant, étant donné que je ne veux pas occasionner un cataclysme et du désagrément à quelqu’un. Toutefois, il ne s’est pas élancé sur moi. Il m’a juste serré la main et articulé entre deux bises que j’étais adorable. |
1.Toquade
mailto:suzy_wong@bell.net
Sous les draps et dans le noir
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Son
petit caporal redevenu soudain grand amiral,
*** La petite chatte devient tigresse, tout en émoi elle demande son pieu...
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